GAEC de la Houppe

TÉMOIGNAGE

GAEC de la Houppe

La ration sèche au service de la productivité

4 années se sont écoulées depuis le dernier reportage d’Elevage Passion au sein du GAEC de la Houppe. Si la taille du troupeau de chèvres n’a pas beaucoup évolué, le système d’alimentation a bien changé et le niveau du tank aussi ! 

Le GAEC de la Houppe

C’est au sud de Valence que nous avons été accueillis par la famille Baternel. Cet élevage familial compte 3 associés : Jean-Marc, Agnès et leur fils Quentin. Joris, le frère de Quentin est également salarié au sein de la structure. En plus de l’atelier Caprin, les 4 membres de la famille Baternel s’occupent de 2 poulaillers de 1 050 et 1 500 m² en intégration pour DUC, de 120 ha de cultures (blé, sorgo, tournesol, semences, …) et de 80 ha de luzerne, dont la majorité est consommée par les chèvres, le reste étant vendu à des tiers. 

Lorsque Xavier Lafarge, technicien EVIALIS du groupe SEAL, a pris en main le suivi de l’élevage en 2010, l’objectif des éleveurs était de produire plus. Xavier a rapidement répondu à cette demande en améliorant la concentration énergétique de la ration composée, à l’aide du CAPREMIS LEADER, aliment de production enrichi en Matière grasse protégée. Dès la campagne suivante, Xavier a restructuré le programme alimentaire péripartum et l’élevage est passé d’une production de 850 L par chèvre en 2009, à 1 090 L en 2011.

Place à la ration sèche

Les éleveurs du GAEC de la Houppe souhaitant également optimiser leur temps de travail, Xavier a mis en place un programme alimentaire spécifique : la ration sèche. Si auparavant la ration des chèvres laitières était composée de luzerne, d’ensilage de maïs, de céréales, de coproduits et de différents aliments composés, désormais la ration est uniquement composée de foin de luzerne distribué à volonté (les chèvres consomment entre 1,3 et 1,5 kg/jour/chèvres) et de FACILIS INTER (aliment ration sèche spécifique pour la chèvre), à hauteur de 2,1 kg distribués en 3 repas. 40 g de FACILIS INTER sont également distribués lors de chacune des 2 traites et de la paille est disponible au râtelier.

Rigueur et technicité

Ce programme alimentaire demande beaucoup de rigueur et de technique. Il faut en particulier être très vigilant à l’ingestion de fibre, qui est “la clé de voute du système”, précise Xavier. Si ce système est si bien maitrisé au GAEC de La Houppe, c’est que tout est réfléchit pour optimiser cette ingestion de fibre, depuis l’implantation des luzernes aux champs, jusqu’à la distribution du foin. Ainsi, la mise à disposition d’un fourrage de qualité et homogène (16 à 17% de protéine) favorise l’ingestion, et contribue à la réussite du système. Parallèlement, il faut être rigoureux au niveau du cheptel, et savoir retirer les animaux qui produisent trop peu. C’est pour cela qu’au GAEC de la Houppe on élève 200 chevrettes par an. Conjointement, l’amélioration continue du niveau génétique du troupeau passe par l’insémination artificielle ou la monte naturelle en s’assurant de la filiation. La filiation permet de créer de la plus-value sur les chevrettes qui sont vendues, parfois à l’autre bout du monde !

Une collaboration efficace

En plus de la confiance des éleveurs accordée à Xavier, la collaboration avec Solène Dutot (Drôme Conseil Elevage), a également contribué à la réussite de la mise en place de ce système, qui est totalement à l’image de la famille Baternel : technique, rigoureux, et efficace. Il répond complètement aux attentes des éleveurs en optimisant le temps de travail et en réduisant le temps consacré à la distribution alimentaire. Le niveau du tank s’est également amélioré, puisqu’en 2016, les chèvres ont produit en moyenne 1 250 l de lait (32,1 de TP et 36 de TB) sur l’ensemble de la lactation (300j). 

Jean-Louis COURTY, EVIALIS 

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