Résultat net positif dans un environnement perturbé
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Chiffre d’affaires en M€ |
1er semestre 2006 |
1er semestre 2005 |
Variation en M€ |
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Chiffre d'affaires consolidé |
316,0 |
307,0 |
+ 8,4 % |
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Résultat opérationnel |
3,9 |
4,7 |
- 0,8 % |
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Résultat net consolidé |
1,8 |
3,6 |
-1,8 % |
UUn niveau d’activité significativement affecté par la grippe aviaire

Dans un contexte de prix de matières premières globalement stable entre le 1er semestre 2005 et le 1er semestre 2006, la grippe aviaire est la principale cause du recul du niveau d’activité du groupe.
Cet impact représente près de 4 M€ sur le résultat opérationnel.
France : un semestre difficile en volaille

Le premier semestre 2006 a enregistré un repli du marché français de l’alimentation
animale, qui s’inscrit en retrait de près de 3%. Ce recul a été particulièrement marqué à
partir d’avril, par l’effet grippe aviaire qui a affecté la consommation de volailles au plan
national ainsi que les exportations, voyant de nombreux pays fermer leur frontière aux
volailles importées de France. Les conséquences sur l’aliment pour volailles qui
représente traditionnellement plus de 40% des volumes d’aliments fabriqués au plan
national ont été sévères : les volumes ont baissé de près de 7% sur la période, dont
16% pour le poulet. Ce ralentissement a été pour partie compensé par la progression
des volumes d’aliments destinés aux ruminants.
Dans ce contexte difficile, les activités françaises d’EVIALIS ont souffert à travers :
- ses propres volumes d’aliments volailles, les éleveurs ayant réduit voire annulé
leurs mises en production faute de débouchés, - son activité « Grand public » et ses volumes d’aliments destinés à la basse-cour
compte tenu de l’interdiction d’élevages de volailles en plein air, - son partenariat avec Nutrea dont les volumes d’aliments volailles représentent plus
de 40% du mix avec un poids significatif de l’activité Export, - ses activités « Premix Spécialités » et « Santé animale » très impliquées dans les
productions industrielles de volailles. Ce phénomène a été renforcé par des
tensions sur les prix dans un marché très concurrentiel.
En revanche, les volumes d’aliments pour Ruminants, qui représentent près de 50%
du portefeuille de produits de la division « Nutrition France » ont progressé de plus de
4%.
International

Asie : une croissance soutenue au Vietnam
EVIALIS poursuit le bon développement de ses activités au Vietnam avec 18% de progression en volumes, notamment sur les aliments « Porcs ». L’accroissement des capacités de production réalisé sur la période devrait permettre de « surperformer » un marché lui-même en forte progression. Les implantations indonésiennes et indiennes ont en revanche été affectées par la grippe aviaire mais enregistrent de bonnes rentabilités.
Brésil
Le marché brésilien a été fortement pénalisé sur le semestre par une chute des prix de la viande sur le marché local qui a été provoquée par les conséquences de la grippe aviaire réduisant les volumes destinés à l’export, la fermeture des productions porcines au marché russe ainsi que par l’épidémie de fièvre aphteuse pour les ruminants. Dans cette crise ponctuelle, nos opérations ont marqué le pas au cours du deuxième trimestre.
Europe
Nos filiales ont bien résisté aux tensions liées notamment à la grippe aviaire et restent pour l’essentiel bénéficiaires.
Afrique du Sud
Monty Food, filiale d’aliments complets, acquise sur le dernier trimestre 2005, confirme
sa bonne intégration dans le groupe et ses bonnes performances avec une croissance
des volumes de 12%. Coprex qui intervient dans la Division « Prémix-Spécialités »
poursuit son développement avec des bonnes progressions en volume et en résultat
opérationnel.
Rationalisation et développement

Le groupe poursuit vigoureusement la rationalisation de son dispositif français (centralisation des opérations comptables, cession d’actifs inutilisés, mise en ordre des gammes produits…) et renforce son appui au développement de ses filiales sur les marchés émergents en moyens humains, industriels et commerciaux.
Perspectives

Le résultat opérationnel résiste à 3,9 M€, malgré la sévérité de la crise. L’endettement s’inscrit à 56 M€, soit un gearing de 60%.
Les difficultés de l’exercice en cours, même contenues, confirment la nécessité pour EVIALIS de réduire sa trop forte dépendance vis-à-vis du marché français en mettant en oeuvre son ambition de croissance à l’international et le renforcement de son effort de recherche.
