Un second trimestre perturbé par la grippe aviaire
Un second trimestre perturbé par la grippe aviaire

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Chiffre d’affaires en M€ Normes IFRS |
2006 |
2005 |
Variation |
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1er trimestre |
167,7 |
159,2 |
+ 5,3 % |
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2ème trimestre |
148,4 |
148,4 |
- 0,2 % |
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1er Semestre |
316,3 |
307,6 |
+ 2,8 % |
Au terme du premier semestre, le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 316,3 M EUR , en progression de 2,8% sur la même période en 2005. A périmètre et changes constants, il reste stable sur le premier trimestre et fléchit de 3,6% sur le second trimestre.
De régionale, la grippe aviaire est devenue mondiale

La production mondiale de volailles aura été fortement perturbée par l'extension du virus, précédemment confiné à la zone asiatique.Même si elle a été maîtrisée en Europe, au prix de mesures sanitaires drastiques, elle a néanmoins provoqué des baisses de consommation considérables, notamment en poulets entiers, allant de –35% en France à -70% en Italie au plus fort de la crise.
Les entreprises de Nutrition Animale ont été les dernières touchées, compte tenu du déstockage progressif des élevages, mais ont du attendre les remises en production liées à la reprise graduelle de la consommation pour retrouver un niveau de charge en ligne avec les années précédentes.
Les conséquences en France

Le marché de l'aliment complet volaille a reculé d'environ 7% de Janvier à Mai, avec un effondrement des volumes en aliments "poulet de chair" de près de 25% sur le second trimestre. Evialis a, pour ce qui le concerne, régressé de 11% sur ce segment en 6 mois.L'impact a été particulièrement sévère pour Nutréa, joint-venture créée en 2005 avec Unicopa, doublement pénalisée par le fléchissement de la consommation domestique et la perte de débouchés à l'international due aux embargos décrétés sur les produits français, qui n'ont été levés qu'à la mi-Juin. La reconquête est en cours.
La forte pondération de la composante Ruminants (environ 50% du chiffre annuel français du Groupe) a été l'un des facteurs de résistance, mais l'essentiel des ventes se réalisent sur l'hiver et jouent beaucoup moins sur le printemps.
Par ailleurs, les activités du Groupe en Prémix-Spécialités, plus tournées vers les métiers de la volaille et l'Ouest ont vu leur contribution au chiffre d'affaires se réduire et leurs marges se contracter.
Enfin, le chiffre d'affaires en Santé animale a bien résisté, mais dans un contexte de tension sur les prix.
Une activité internationale contrastée

Le chiffre d'affaires à l’international continue à progresser (+ 10%) à 78M EUR mais cède 1,5% à périmètre et devises constants.
L'Asie devient la première région (+ 10% et 20,3M EUR), grâce à la contribution du Vietnam (+ 20% et 13,4M EUR) pays où la grippe est, à ce stade, maîtrisée. Les travaux d'extension des outils industriels (au Nord et au Sud du Vietnam) sont presque achevés.La situation est beaucoup plus difficile en Indonésie, où le virus semble solidement établi, et en Inde où sa première apparition a ébranlé le marché.
En Europe de l'Est, le marché reste bien orienté. Seule la Roumanie aura été touchée mais prend les dispositions nécessaires. Le chiffre est resté stable à 10,2M EUR.Les marchés de l'Europe du Sud ont reculé en porc et en volaille, entraînant une activité en légère baisse à 15,2M EUR (contre 15,8 M EUR au premier semestre 2005).
Le Brésil aura eu à affronter deux crises simultanées :
- si la grippe aviaire n'a pas affecté les élevages, elle a fermé ou réduit de nombreux débouchés internationaux en raison des fortes baisses de consommation;
- le cheptel bovin a été frappé par la fièvre aphteuse, déclenchant un embargo mondial sur les productions de certains états.
Le chiffre d'affaires du Brésil a plafonné à 19,5M EUR .
Enfin l'Afrique du Sud, à l'écart des problèmes de grippe aviaire et de fièvre aphteuse rencontrés ailleurs, enregistre d'excellentes performances tant en Prémix (Coprex) qu'en aliments complets (Monti Food) et atteint les 8M EUR au total (à comparer à 3,9 M EUR au premier trimestre 2006).
Perspectives

Sur ce premier semestre, les effets de la grippe aviaire auront fortement affecté notre secteur au plan mondial avec un effet à retardement plus prononcé sur le deuxième trimestre. Ces reculs de volume conjugués à des charges exceptionnelles de restructuration, partiellement compensés par la réalisation d’une première tranche de cession d’actifs, pénaliseront le résultat opérationnel du groupe sur ce premier semestre.
Comme indiqué lors de son Assemblée Générale, Evialis dispose de plusieurs atouts pour combler ce retard, dont notamment :
- Le mix produits à dominante Ruminants, famille qui est en bonne progression et qui devrait jouer favorablement sur la fin de l'année;
- La poursuite du plan de cession d'actifs inutilisés générant de substantielles plus-values.
- Le retour à la "normale" de la consommation de volaille en France, que seule une résurgence du virus à l'automne, toujours possible, pourrait entraver. Il est clair, dans ce dernier cas, que cela handicaperait fortement l'ensemble de la profession et Evialis en particulier.
- La fin des travaux d'extension des usines vietnamiennes qui pourront alors tourner à plein régime à partir du mois d'août.
L'atteinte des objectifs annuels sera néanmoins difficile. En synthèse, ces aléas négatifs confirment la nécessité de rééquilibrer progressivement le profil du groupe avec la mise en œuvre du projet "CAP 2010" prévoyant notamment un développement des activités à l’ international et un renforcement de l’innovation pour accroître la part des produits à valeur ajoutée.
